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Fin octobre 2019, des milliers d’utilisateurs de l’application Instagram ont découvert un visage d’ange à la plume démoniaque dans un freestyle devenu culte (nos daronnes s’en souviennent !). Deadi, rappeur à ses heures perdues, s’est inscrit sur le réseau social quelques semaines auparavant. Une voix atypique, un flow déboîtant, un gimmick incontournable (« KKKKKKKeskispasse ») et des rimes saillantes teintées d’humour, le MC originaire de Poissy devient aussi virale que sa vidéo.
Quelques freestyles, 2-3 scènes et 3 confinements plus tard, le kickeur du bas de la tour présente un premier album, Tout va, paru le 26 mars dernier.
Deadi a accepté l’invitation du Scred Magazine, une occasion pour retracer son parcours ainsi que la genèse et l’élaboration de ce projet.
Rencontre.

On t’a découvert avec une série de freestyle sur Instagram. Quand est-ce que tu as débuté le rap ? et comment en es-tu venu à faire le pas et à publier tes textes sur les réseaux sociaux ?

J’ai véritablement commencé vers 16 ans mais je ne faisais que de l’impro. C’est à mes 20 ans que j’ai commencé à écrire des textes. J’en ai 37 aujourd’hui donc j’ai 17 ans de pratique derrière moi. C’était purement récréatif. Ensuite, j’ai fait le pas de publier mes freestyles sur Instagram pour les partager à des potes qui ont quitté le quartier et que je voyais beaucoup moins. Je continuais à poser des textes en bas de chez moi et je me disais : « C’est con que celui-ci ils ne peuvent pas l’écouter, que Jimmy il n’est pas entendu celle-là, etc.» Je ne connaissais pas du tout les réseaux sociaux, je me suis plus créé un Insta pour que mes potes puissent continuer à suivre ce que je faisais malgré qu’ils ne vivent plus au quartier. Je me doutais qu’il y avait 2-3 textes qui les feraient marrer. Je ne pensais pas que ça ferait marrer autant de gens finalement.

Tu cites très régulièrement ton ami Jimmy dans tes morceaux. Aujourd’hui encore tu t’adresses à lui à travers tes textes ?

Oui bien sûr ! J’ai vu que ça la fait marrer une fois, ça m’a poussé à recommencer. Il a des gros problèmes de vue, du coup, dès que j’ai une phase sur les yeux ou la vue j’insère Jimmy dedans. Ça fait un peu running gag. Ça le fait marrer et moi aussi, donc c’est parfait !

Lors du Scred festival, tu nous avais raconté que c’était après avoir subi une grosse opération que tu as commencé à t’investir de manière plus importante dans le rap. Pourquoi ?

Oui effectivement, j’ai fait un pneumothorax complet. Une fois rétabli, je me suis rendu à la MJC pour enfin enregistrer quelques morceaux. Il y avait un risque de récidive et je me suis dit que ça serait dommage que je n’ai rien produit pour les potes du quartier alors que cela fait pas mal d’années qu’ils me poussent au cul. J’ai publié sur YouTube les morceaux que j’avais enregistré et dans ma tête c’était « mission accomplie ». Finalement, j’ai continué à écrire, j’ai enfin eu un « téléphone avec les réseaux sociaux » (rires), du coup je me suis dit que j’allais publier des petits trucs de temps en temps pour ceux qui ne sont plus là. Je n’avais pas du tout anticipé que cela allait créer un tel engouement. Je m’en rends compte avec le nombre de messages que je reçois. Il y a tellement de personnes qui se battent dans l’espoir de percer et de faire le buzz, je pensais être à l’abri.

Justement, dans ton morceau Zelda, tu dis : « Tout ce que je voulais, c’était faire tout ce que j’ai voulu faire et j’ai finis par le faire sans y faire gaffe ». C’est ainsi que tu analyses ton parcours ?

En effet, je ne me suis jamais dit que j’irais en studio faire un album sur lequel j’inviterai des artistes que j’adore, sur des prods que j’adore. Et finalement, c’est ce qui m’y a emmené.

Fin juin 2020, tu as sorti la mixtape BLC. C’est un stock de tout les textes que tu avais emmagasiné toutes ces années ?

Oui, c’est les fameuses maquettes que j’ai enregistré à ma sortie de l’hôpital. C’est des textes dont je suis plutôt content. J’allais sur YouTube, je cherchais les instrus avec peu de vues et j’allais en studio. C’était vraiment freestyle ! C’était vraiment histoire de poser les textes parce que j’avais le cerveau qui saturait. J’avais besoin de faire un peu de place (rires).
Il y a certains textes de la mixtape que j’aimerais reprendre quand même parce que je l’avais fait un peu à l’arrache.

Tu as sorti Tout va, le 26 mars dernier. La première chose qu’on remarque, c’est les nombreuses références à l’univers du jeu vidéo sur la pochette. Pourquoi ce choix ?

Parce que je suis un gros gamer ! Moi, je n’ai pas la prétention d’éduquer qui que ce soit et les jeux vidéo ça reste du divertissement. Je veux que mon rap soit divertissant sans que cela soit un truc bête et con. C’est des références qui me conviennent bien.

Comment es-tu parvenu à intégrer cet univers dans ton album ?

C’est par rapport aux références notamment. C’est souvent comme ça d’ailleurs : soit il y a des références de rap, soit de jeu vidéo, soit de cinéma. C’est ce dont je me nourris le plus culturellement.
Moi je suis plus branché jeu à l’ancienne. Je ne me tape pas trop les gros blockbusters. J’ai une grosse « video-tape » à la maison mais il n’y a pas beaucoup de GTA, de Call of Duty ou de FIFA. Là, je joue sur PS4 Pro mais je n’irai pas plus loin je pense. Surtout que la plupart du temps, c’est pour jouer à des jeux Mega Drive. Mon jeu de baston de prédilection, ça reste Street Fighter, c’est pour ça qu’on a emprunté le lettrage pour la cover. Mes jeux de chevet, ça reste Silent Hill 2 et Another World.

Revenons sur le morceau « Zelda » justement. C’est un morceau plutôt introspectif et nostalgique où tu répètes : « Qu’est-ce qu’on m’a répété : « mais qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de toi ? » ». Que voulais-tu raconter dans ce morceau ?

Déjà, j’ai appelé un morceau « Zelda » alors que je suis team SEGA (rires). En vérité, je pense qu’il y a plusieurs manières de prendre ce morceau. J’écris au feeling et c’est souvent après coup que je me rends compte de la portée du texte.
Quand on me disait « mais qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de toi ? », moi-même je me posais la question. J’aurai trouvé cela dommage de ne pas avoir un peu d’introspection dans cet album. Ça fait partie de l’exercice je pense. En plus c’est un des derniers morceaux que j’ai enregistrés. Loko m’a envoyé la prod, je la trouvais vraiment belle donc même si ce n’est pas mon truc, je me suis dit qu’il fallait faire l’effort d’avoir un son comme ça. Merci à Loko pour cette instru !

On retrouve également cette auto-analyse dans « Avatar » …

Ouais, « Avatar » c’est mon introspection pris entre les griffes de ma bête « freestyle » (rires)

On ressent justement tout au long de cet album que tu essayé d’apporter ta culture « freestyle » tout en faisant un effort de construction et de cohérence. Cela a été une difficulté pour toi ?

Non, pas tant que ça. Même quand je pars sur une connerie, j’ai tendance à la travailler. Il y a toujours moyen d’en faire un morceau. C’est comme un puzzle, il faut voir quel bout se marie avec un autre. Cela dépendra aussi de la prod. C’est très instinctif, ce qui donne parfois l’impression d’être un peu « fouillis » mais vu que tout est un peu « fouillis » finalement ça donne de la cohérence (rires).

Le premier extrait de l’album que tu as partagé au public c’est « Le voisin du 4ème », un morceau satirique sur un voisin d’immeuble qui, visiblement, vous en a fait voir de toutes les couleurs. Tu voulais te venger, c’était ça l’idée ? (rires)

 (rires) Oui, c’est un voisin de chez nous qui est devenu fou, comme beaucoup de gens d’ailleurs. Tu sais, il suffit que tu oublies de prendre ton traitement quelques jours…
Il avait arraché la lavande de toute la ville et l’avait foutu dans le hall et dans toutes les boîtes aux lettres. Il faisait de l’accrobranche toute la journée, il nous balançait des trucs, il nous hurlait dessus en pleine nuit alors qu’il n’y avait pas un bruit dehors. Il nous ramenait les flics en pleine nuit, qui repartaient aussi démunis que nous. Ils ne pouvaient rien faire, ils ne sont pas médecins.
Je sais que ça a fait marrer tout l’immeuble quand le morceau est sorti. On l’a tous subi, et encore moi j’ai eu de la chance je suis au 13ème étage mais imagine-toi les voisins de palier ! (rires)

On remarque dans tes textes qu’il y a toujours une pointe d’humour, un côté taquin. Dans ton quotidien aussi tu es un peu chambreur ?

Non je ne suis pas chambreur ! C’est rare que je me mette à tailler les gens. Mais par contre, je ne suis pas sérieux. Je suis tout le temps en train de déconner. Dès que le sujet est un peu sérieux, j’ai tendance à fuir lâchement (rires). J’ai besoin de désamorcer la gravité des choses. Je suis quelqu’un de cool ! S’il y a possibilité de se marrer, moi je saute dessus ! (rires) Surtout en ce moment, il ne faut pas hésiter !

Sur cet album, il y a deux featurings de qualité : Kacem Wapalek et Vîrus. Pourquoi ces choix ?

Parce que je les aime ! (rires) Non plus sérieusement, Vîrus c’était déjà le crayon qui me touchait le plus. J’adore ce que fait ce mec ! Connaissant bien sa discographie, je sais qu’il ne fait pas trop de feat et en plus, il a une prose très sombre donc je ne pensais pas réussir à faire cette collab avec lui. Déjà elle a eu lieu, mais en plus, lors de notre rencontre, je ne me suis jamais autant marré. Le mec est à mourir de rire, il est hyper vivant ! C’est impressionnant ! Le fait qu’on devienne pote a vraiment facilité le rapprochement artistique.

Kacem, c’est un peu pareil. Pas mal de gens me faisaient le reproche d’avoir emprunté une phase de Kacem pour mon gimmick : « Kkkkeskispasse ». Lui disait : « Mais qu’est ce qui se passe ? C’est qui ce mec ? C’est Kacem » dans son morceau « Vingt sur vingt ». On me demandait si c’était une dédicace à Kacem. En réalité pas du tout, mais vous pouvez le prendre comme tel moi ça me convient très bien (rires). Vu que DJ Blaiz m’a beaucoup aidé sur l’album avec Loko, cela m’a permis de le rencontrer avant le confinement. On s’est super bien entendu donc, une fois confiné, je me suis lancé et je l’ai invité sur un morceau.

Je suis tellement content d’avoir ces artistes sur mon album ! Et je me dis que sur scène ça va déchirer.

C’est des artistes qui t’ont plus inspiré par leur plume donc ?

Ouais, ils ont vraiment creusé de leur côté. Moi je mets des jolis coups de pelle mais c’est incomparable par rapport à eux. Je serais incapable de faire des morceaux aussi denses que Vîrus ou de jongler aussi habilement avec les mots que Kacem. C’est pour ça que je suis aussi bien avec l’un qu’avec l’autre.

Crédit Photo : Sébastien Girod

Ton morceau « RER D’ » fait partie des morceaux (avec d’autres comme « Le voisin du 4ème  » justement) qui situe ton environnement du quotidien…

Ah ! « RER Déprime » (rires). Oui, j’ai souhaité placer 2 storytellings dans cet album. « Le voisin du 4ème  » est plus « punchy » alors que « RER D’ » est plus hardcore. C’est la prod qui fait ça je pense. Ah les puzzles ! Je m’amuse ! (rires)

En écoutant ce morceau, on a l’impression que ce type de transport en commun est le lieu par excellence où s’exprime tout l’individualisme de notre société…

C’est propre à chacun je pense. On est beaucoup à être dans notre bulle dans le RER. Moi, quand je suis dans le train je gratte. Ça me stimule vachement ! Je ne sais pas si c’est le paysage qui défile ou l’impression d’être dans une salle d’attente qui bouge (rires).

J’imagine que vous envisagez une tournée lorsque la situation sanitaire se sera améliorée. Qu’en est-il ?

Moi, j’attends que ça ! Déjà je voulais remercier sur scène tous les gens qui m’ont envoyé de la force avant que j’entame l’album, je n’ai pas pu le faire. J’ai vraiment envie de partager le son avec le public. En plus maintenant que j’ai des morceaux à défendre, les gens vont pouvoir participer. Ça ne sera plus moi qui me tapera un délire tout seul. Ça va être un peu plus conviviale, j’ai hâte ! Surtout que j’ai à peine eu le temps d’y goûter personnellement.

C’était où ta dernière scène ?

À Nancy, il me semble ! J’avais accompagné Vîrus et Blaiz faire une scène là-bas. À la toute fin du concert, on a pu faire « Avec des », notre morceau commun sur l’album. Les restrictions sanitaires étaient déjà en vigueur, les gens étaient assis avec des masques. Sinon, le dernier concert en situation « normale » c’était le Scred Festival 5. J’étais monté faire « FDP » et un petit freestyle en plus en mode invitation.

Le 13 décembre 2019, tu as eu l’occasion de faire la première partie de Furax Barbarossa au New Morning (voir ici). C’était ta première scène ?

Oui, c’était ma toute première fois ! Le seul truc que j’avais fait avant, c’était la fête des voisins (rires). Il y avait eu le gros buzz autour de « FDP », mais moi, étant pas trop branché sur les réseaux, je n’avais pas trop mesuré l’ampleur. Là je suis monté sur scène et il y a un mec dans la foule qui a crié : « Oh ! c’est le mec de « Fils de pute » ! » Et en fait, ils connaissaient quasiment tous le freestyle. Du jour au lendemain, il y a des clients au taff qui me demandaient des photos, je n’avais vraiment pas anticipé ça.

On a plusieurs morceaux de ton album comme « Folie », « Possédé » ou encore « Banzaï » où tu te présentes un peu comme marginal vis-à-vis de la société ?

Je ne peux pas être à la mode ou dans les courants actuels plus que ça, parce que déjà à la vitesse où ça évolue il faut vraiment les suivre à la loupe. Et surtout, je m’en fous ! (rires) J’ai 37 ans ! Je m’efforce de faire ce qui me plaît et je tends l’oreille aux choses qui m’accroche mais pas plus que ça. La plupart des mecs connus aujourd’hui je ne les connais pas.
Parmi les artistes que j’écoute, la plupart sont des anciens, mine de rien. J’aime bien San-Nom quand même mais pour son côté marginal justement.  Ça doit être le plus jeune de mes copains (rires).

Il vous a fallu combien de temps pour préparer ce projet ?

On l’a entamé début 2020, après on a perdu énormément de temps avec le confinement. On a tout enregistré au studio de Loko. Sur ça, on a été assez vite. Je me suis découvert assez bon en studio. (rires) Après ce n’était pas vraiment du temps perdu parce que sans ça, on aurait pas eu autant de clip, on aurait pas produit de vinyles, ect. On a essayé de mettre ce temps à profit.

Tu as intégré le freestyle « FDP » dans l’album. C’est d’ailleurs celui-ci qui conclut ce dernier. C’était une manière de montrer d’où tu viens ?

Oui, j’étais obligé ! Que ce soit « FDP », « Folie », « Pas Humain », beaucoup de gens me les demandaient et moi j’avais à cœur de les intégrer dans le projet. Des personnes me disaient qu’ils écoutaient « FDP » tous les matins alors que le freestyle Insta n’est vraiment pas de bonne qualité. On s’est dit : « faut qu’on l’enregistre, faut qu’il soit clean pour les gens qui l’ont écouté plusieurs dizaines de fois sur Insta ». Un mix de Loko, ça a suffi !

Tu as reçu très rapidement des invitations de la part du milieu. Tu as posé sur « Insolents III« , « Anti-Social« , ect. Comment tu as perçu tout ça ?

Au-delà de l’engouement qui a eu autour de moi et des freestyles, je pense surtout que je partage beaucoup de points communs avec ces artistes. Quand je les ai rencontrés, cela a été de véritables moments de plaisir. J’étais aux anges ! C’est des mecs que j’écoute à la base alors quand ils m’ont invité, je n’ai pas hésité !

Tu nous prévois quoi pour la suite ?

J’ai déjà attaqué la suite, j’ai des collaborations à gauche à droite avec pleins de mecs que j’aime bien. L’année n’est pas terminée ! Je suis surtout très fier de sortir enfin ce projet. Hâte que les concerts reprennent aussi, histoire de partager Tout va avec le public !

Propos recueillis par K. Nectoux
Crédit Photos : Htag Art

 

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