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Ce vendredi 13 décembre, les passants du quartier de Château d’Eau ont pu apercevoir une queue de plusieurs mètres à l’entrée de la rue des Petites Écuries dans le 10ème arrondissement de Paris. C’est en effet devant le numéro 7/9, à l’entrée de la salle du New Morning, que plusieurs personnes patientent en file indienne, arborant des pulls et T-shirts à l’effigie de la Bastard Prod. C’est, en effet, la figure éminente du groupe toulousain, Furax Barbarossa, qui se produit ce soir dans ce mythique club de jazz de la rive droite de Paris. Le concert affiche complet et en attendant l’ouverture des portes à 20h30, les spectateurs les plus ponctuels parient sur les morceaux qui seront joués ce soir par l’auteur de Testa Nera.
Les portes ouvertes, le public s’engouffre dans le New Morning, s’arrêtant tantôt au stand de marchandising tenu par Polsk, tantôt au bar de la salle pour se rafraîchir en attendant le début des hostilités.
Encore allumés, les spots lumineux de la salle nous permettent de constater la diversité générationnelle que rassemble le rappeur toulousain. La fosse se remplit progressivement alors que le morceau « Walk on the Wild Side » de Lou Reed vient confirmer le charme de l’établissement. Les plus observateurs peuvent déjà apercevoir les 4 platines disposé à l’arrière de la scène.
Celles-ci seront rapidement prises en main par DJ May Din et DJ Sims qui viennent introduire la soirée par un set de classiques du rap français. Débutant par « Pas le temps pour les regrets » du bînome Lunatic, les deux Djs vont enchaîner scratches et transitions pour imposer une ambiance boom bap et « bonne école » (comme dirait Demi-Portion). S’ensuit ainsi « Pucc Fiction » d’Oxmo Puccino, « Né sous la même étoile » d’IAM, « Partis de rien » de la Scred Connexion, « On s’en sort bien » de Saké & Swift Guad, « On fait bien les choses » de Neg Marrons, Pit Baccardi, Rohff et Mystik et autres titres légendaires de notre chère culture.
Avant de lâcher les platines, DJ May Din introduira l’artiste suivant : Deadi, un MC originaire des Yvelines. Il anime depuis quelques semaines maintenant le flux d’Instagram avec de nombreux freestyles. Il profitera d’avoir libre scène pour nous présenter certains d’entre eux dont « Freestyle de FDP » et « KKKKKKKeskispasse ? ». Une écriture atypique et un flow habile, c’est tout ce qu’il aura fallu au rappeur pour séduire le public du New Morning.
Les lumières vont progressivement diminuer de leur intensité, plongeant ainsi la salle de la Rue des Petites Écuries dans le noir, pendant que Toxine, le beatmaker de la Bastard Prod, s’installe derrière les platines pour préparer le lancement des festivités.

Furax, accompagné par 10Vers, rentre sur scène tandis que débute la prod du morceau éponyme de l’album de la Bastard Prod, « 100 comme un chien« . Le début du show sera en effet consacré à cet album puisque suivront les morceaux « Basse Cour » et « Introduction« . L’atmosphère qu’apporte ces morceaux (et cet album plus généralement) plonge le public dans une euphorie certaine. En effet, certains spectateurs se retrouvent portés à bout de mains par leurs compères et traversent ainsi le dessus de la fosse dans une ambiance qui, en à peine dix minutes, est devenue électrique. Furax mettra ensuite à l’honneur son album Testa Nera avec le morceau « De Haine et d’Eau Tiède« . Il laissera ensuite le micro à 10Vers qui interprètera son solo de l’album 100 comme un chien, « Prenez Ma Place ». Alors qu’on pensait l’ambiance à son comble, les premières notes de piano de l’instru « Mauvais Vent » (issu de Testa Nera) vient nous contredire : avec un texte court mais puissant, « la barbe » verra son couplet backer par un public que la chaleur de la salle ne parvient pas à calmer. Même effets sur les deux titres qui s’enchaînent : « Freestyle Mauvais Augure » et « 5H du Mat » (issu de l’album Inglourious Bastardz). C’est le morceau « Harraga » de 10Vers  qui suivra ces deux derniers, son dans lequel il raconte le périple de ces bruleurs de frontières qui risquent leur vie pour rejoindre l’Europe. Inspiré du parcours de son jeune frère qui a quitté l’Algérie pour rejoindre la France, ce titre vient résonner sur les murs du New Morning et nous rappelle une actualité bien malheureuse.

Il faudra attendre « Fin 2012 » et « Le meilleur des hommes » pour voir les spectateurs se calmer (ou simplement se contenir). Devenue des classiques pour les fans du MC, ces morceaux introspectifs feront baisser les bras mais tendre les oreilles. Seuls les backs des auditeurs les plus avertis émanent de la fosse.
Dernier manuscrit, l’album commun de Furax et Jeff Le Nerf sera également mis à l’honneur avec les titres « Légendaire » et « Virus » dans lequel il démontre la virtuosité de son flow.

Furax et 10Vers assagiront une dernière fois le public du New Morning avec les titres « Dernier 16 » et « Croisades« . Les derniers instants de ce concert finiront dans une transcendance particulièrement forte entre le rappeur toulousain et la foule puisque le morceau « Mona Lisa » sera interprété. Issu de l’album en préparation, celui-ci avait mis tout le monde d’accord au moment de sa sortie sur Youtube. Il en sera de même ce vendredi soir au New Morning. Les spectateurs puiseront dans leurs dernières forces pour le morceau final tant attendu : « Qui m’Demande ? ». Furax rejoindra la fosse, ne faisant qu’un avec celle-ci puisque l’on distingue à peine sa voix de celle du public qui reprend chaque phase de ses couplets en chœur.
Furax, 10 Vers et Toxine quitteront la scène, laissant une empreinte visible dans l’esprit des spectateurs et au sein du New Morning. Ils repasseront par Paris le 17 janvier 2020 à l’occasion de la 5ème édition du Scred Festival et également en avril prochain pour une date encore inconnue. Les spectateurs ont d’ores et déjà fait une croix sur leur calendrier.

À la fin de sa prestation, Furax a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions :

« J’ai commencé à raper entre des tchèques et des ritals, des chiens sans héritage ». C’est une phase à toi dans le morceau « Mauvais vent ». Justement, est-ce que tu peux nous raconter brièvement ta rencontre avec le rap ?

J’ai rencontré le rap bien avant de raper avec des tchèques et des ritals (rires). C’est autour de l’âge de 10 ans qu’a eu lieu ma première rencontre avec cet art. J’aimais beaucoup LL Cool J après ce qui m’a poussé à raper, c’est le collectif Time Bomb. Booba, X-Men, Oxmo, ce sont mes références de l’époque.

D’où te vient ce blaze « Furax » ?

C’est un truc que je graffais dans les trains que j’ai décidé de garder comme nom de scène ensuite. J’ai un passé très minime de graffeur, je découvrais la culture Hip-Hop à ce moment-là.

Comment s’est formé la Bastard Prod ?

C’est une branche de Polychrome 7 à la base, un collectif qu’on avait formé avec des gars de Toulouse comme Reda, Komar, Sendo ou Apah. Toxine et moi, on s’est associé pour faire de la prod et on a formé la Bastard Prod. C’était uniquement du beatmaking au début. Je continue toujours à en faire d’ailleurs.
Après quand Polychrome 7 s’est séparé, on a décidé de garder Bastard Prod comme une entité et de partir en groupe.

Tu portes la ville de Toulouse comme un étendard. Quel est ton lien avec celle-ci ?

Dans le rap, on porte tous notre ville comme un étendard. Chaque MC représente sa ville. Notre identité, c’est un micro et un code postal. Ça fait une vingtaine d’années que j’y suis donc forcément je suis attaché à cette ville. Avant, j’étais dans les Yvelines puis j’ai pas mal bougé avant de m’installer à Toulouse.

Dans le documentaire Une vie de Chien, 10Vers déclarait qu’il aurait du mal à se séparer de la scène. C’est ton cas également ?

Moi, je suis un peu moins dans cette perspective. Si ça doit s’arrêter demain, je retournerais sur le chantier. Aujourd’hui, c’est du bonus, du kiff. C’est des instants qui me marqueront c’est sûr mais bon si un jour cela prend fin, on retournera travailler comme tout le monde.

On ressent une véritable transcendance dans le public mais on l’aperçoit aussi chez toi lorsque tu es sur scène. Comment l’expliques-tu ?

Tout dépend du public à vrai dire. Si on a des gens chauds en face de nous, forcément il se passe quelque chose. Par contre si on a des gens peu réceptifs, c’est 1h30 horrible pour tout le monde. Mais bon, la plupart du temps, les gens sont bouillants comme ce soir.
En général dans le Sud, c’est chaud, le public sudiste est particulièrement motivé. Panam aussi. Parfois, on a même des surprises : Une fois, on est allé joué à Sommières, une petite ville du Sud et pourtant le public était monstrueux.

Le morceau « Qui m’demande ? » que tu joues à chaque fin de concert provoque réellement de grosses réactions dans la foule. Où réside la force de ce titre ?

Je sais pas, il m’échappe totalement. À la base, il est sorti hors album. Je l’ai sorti en cartouche simple avant de l’introduire dans Testa Nera. Il a bien tourné et aujourd’hui, on me parle quasiment que de ce morceau. Certaines personnes ont tenté de m’expliquer pourquoi ils appréciaient ce titre et ils me disent que les phrases sont simples, compréhensives, c’est ce que les gens aiment en faite, quand ça parle au plus grand nombre.

Dans le morceau « Mona Lisa », tu dis « j’arrache des larmes » à cette célèbre œuvre d’art,  connu justement pour être un visage neutre. Pourquoi ce choix, justement, de faire basculer l’art vers la mélancolie, la tristesse ?

À vrai dire, je ne sais pas faire autre chose. Je sais pas me mettre devant une feuille et raper la plage et le cocktail. Ce sont ces thématiques la qui me viennent en premier lieu.

Pourtant, dans Virus, issu de l’album commun avec Jeff Le Nerf, tu proposes un rap moins sombre que ce qu’on peut constater sur tes albums ?

C’est parce que c’est le son qui voulait ça, on voulait faire un hommage au rap des années 90, à l’époque du Wu-Tang, etc… Mais le son n’est pas joyeux pour autant.

Tu aurais une date à me donner pour l’album qui est en préparation ?

Je n’ai pas de date précise encore mais je suis actuellement sur la fin donc ça devrait arriver début 2020.

Qu’est-ce que on peut attendre de cet album vis-à-vis des précédents ?

C’est un peu dans la même veine mais j’ai modernisé un peu au niveau des basses, des rythmiques. Je ne voulais pas faire du boom bap pur à l’ancienne. Ça m’intéresse plus du coup j’ai trouvé un hybride entre les deux qui fonctionne bien. J’ai Toxine qui a fait 3 prods pour l’instant après je me suis entourée d’autres beatmakers comme James Teller, Nizi, Mani Deïz, …

Le chien à 3 pattes est l’emblème de la Bastard Prod. Tu veux bien expliquer le concept ?

C’est l’idée du chien blessé qui lâche rien. Quoi qu’on en dise, le chien c’est un animal noble parce que il y a rien de plus fidèle qu’un chien. J’en ai eu beaucoup dans ma vie donc je considère vraiment cet animal. C’est parti d’un délire entre nous puis on l’a gardé pour en faire l’emblème. C’est l’idée qu’on lâche rien nous non plus, c’est une devise.

À l’occasion du concert de Scylla à la Cigale le 23 février 2018, tu avais fait une apparition pour interpréter « Chopin » et « Qui m’Demande ? ». À l’issue de ton passage, vous aviez annoncé un album commun. Qu’en est-il aujourd’hui ?

On a pas encore commencé à travailler dessus. On est tous les deux occupés par nos projets respectifs mais le projet est dans les tuyaux. Ça va se faire, il faut un peu de patience.

Article et Interview : K. Nectoux
Photos : F. Chevallier

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