Pour cette première édition de la Scred Rencontre, l’équipe du Scred Magazine a eu l’honneur d’interviewer Oxydz. Le beatmaker, originaire des Yvelines, a accepté de répondre à nos questions. Retour sur un parcours qui a traversé le rap français.

Pour débuter cet entretien, pourrais-tu nous raconter ta rencontre avec le hip-hop  ?

C’était à la fin des années 80, j’avais 12-13 ans environ. Il n’y avait pas beaucoup de rap à la radio, ce n’était pas encore très connu. C’était justement le début de la disco/house avec des samples de breakbeat, on peut remarquer aujourd’hui qu’il y avait quelques analogies avec le Hip-Hop : les artistes adoptaient un flow dessus et posaient leur texte en rythme (Cold Cut ou encore Eric B. and Rakim par exemple). C’était plus des musiques de clubs mais ça ressemblait à du rap.
Moi, j’aimais bien cet univers musical du coup j’ai cherché à approfondir en écoutant des émissions de radio plus spécialisés. C’est comme ça que j’ai découvert Public Enemy, en écoutant une émission qui était diffusé tard le soir. J’avais un oncle qui travaillait chez Sony et il m’a envoyé leur album Fear of a black planet. C’est vraiment un album de référence, c’est une clé qui a ouvert des dizaines de portes. J’entends encore beaucoup de beatmakers le citer comme référence parce que le projet est vraiment impressionnant. Il y a une architecture musicale vraiment particulière dessus : on peut commencer un morceau sur de la guitare électrique et passer au breakbeat juste après. C’était novateur à l’époque et ça a piqué ma curiosité.
À cette époque-là, même dans les quartiers, les jeunes de ma génération ils n’écoutaient pas ça, ils étaient encore dans le délire funk avec des groupes comme Kool and the Gang, etc… Je passais pour un extraterrestre (rires). On devait être 4 à écouter du rap dans ma classe.
Ensuite, il y a l’émission Rapline qui est arrivée avec Olivier Cachin où on avait enfin les clips, c’est là que le phénomène a explosé.

Quel est le premier morceau de rap français que tu as écouté ?

« Vas-y mets la dose » de Rapsonic


Pour quelles raisons tu t’es tourné vers le beatmaking ?

L’album de Public Enemy avait déjà bien éveiller ma curiosité. Ensuite, je me souviens que j’avais un prof de musique en 5ème qui était compositeur et il avait ramené tous son matos en cours. Découvrir toutes ces machines, le voir manipuler la musique sur un petit écran, etc… ça m’est resté dans la tête. Plus j’approfondissais la chose, plus ma passion grandissait.

Tu as touché à d’autres disciplines du Hip-Hop à cette période ?

Oui au tout début je dansais. Je n’ai pas trop touché au graff, seulement un peu de vandalisme par-ci par-là. Le DJing, je n’ai jamais eu la patience pourtant j’aurais aimé savoir en faire. De toutes les disciplines, je trouve que c’est la plus dur. Il faut vraiment savoir tout maitriser.
Je n’ai pas trop rapé non plus, j’ai dû écrire quelques textes mais rien de plus. Il m’est déjà arrivé de backer des potes sur scène cela dit.
Après au-delà du Hip-Hop qui est une véritable passion pour moi, j’en ai une autre qui est l’industrie musicale. Je me mets aucune barrière sur ce que j’écoute : le rock, la pop, de l’EDM, du dancehall, du reggae, … J’aime voir le truc dans son ensemble.
C’est d’ailleurs en constatant comment s’organiser les choses dans les autres milieux musicaux que j’ai eu la conviction ensuite de bosser en indépendant et de faire ma propre musique.

Quelles étaient tes références en beatmaking à l’époque où tu as débuté ?

Ma grosse référence c’était RZA, j’aimais énormément son taff. Après des mecs comme Dj Premier ou Dr Dre qui étaient incontournables.

Et plus récemment ?

Mani Deiz et The Alchimist. Je redécouvre Damu The FudgeMonk et Azaia qui sont d’excellents beatmakers aussi. J’aime beaucoup Diplo également, c’est un des mecs qui a permis la transition vers l’électro. J’apprécie le fait qu’il ait pris des gros artistes de musique pour les dirigés vers un autre genre. Cela serait bien qu’il y ait ça dans le Hip-Hop en France : que des légendes travaillent avec d’autres artistes issus de nouveaux genres musicaux.
Je suis également un gros fan de Puff Daddy, j’aime sa musique mais aussi sa personnalité dans le sens où il est vraiment partit de zéro et il a gravit les échelons jusqu’à sa notoriété actuelle. Il est devenu une autorité dans l’industrie musicale.

 

À quel moment le beatmaking est passé du récréatif au professionnel ?

C’était en 2005, je venais d’avoir ma fille et je bossais comme responsable dans un espace de stockage. J’ai du faire pas mal de petits boulots parce que la musique a un peu perturbé ma scolarité. Je me concentrais plus sur mes projets que sur mes cours. Et donc, en 2005, je bosse pour la première fois avec un gros artiste, c’était Kamelancien (« Pécho la mix-tape dans Ghettographie I). Ensuite j’ai eu l’occasion de collaborer avec Salif, Delta d’Expression Direkt et aussi Aketo. J’ai donc commencé comme ça : en plaçant des prods sur les projets des MCs.
Pour autant, ça n’avait toujours pas percé pour moi alors que j’avais des potes comme les mecs de Animalsons qui ont commencé à travailler avec Booba.
Je me suis armé de détermination et j’ai commencé à envoyer des sons un peu partout (comme à DJ Mosko par exemple).
En 2007, un mec que je connaissais depuis qu’on était gamins a monté son propre label avec un ami à lui. Ça s’appelait Satellite Music (Keyzit aujourd’hui). À la base, c’était des mecs du 78 (Les Mureaux) avec aussi le grand frère à Grödash (Ul’Team Atom) qui était le directeur artistique de la bande. Ils m’ont signé direct en fondant le label. C’est devenu très sérieux.  Ils ont commencé à sortir des magazines avec CD inclus, cela s’est plutôt bien vendu. Ensuite, on a eu les compils où j’étais producteur et des séances studio avec les artistes. C’était les projets Départements. Il y avait une centaine de titres en tout dont j’étais le principal producteur. Je m’y suis vraiment investi professionnellement, j’ai arrêté les autres taffs que j’avais à côté.
En 2010, j’ai monté ma propre boîte mais au début je n’avais que très peu de revenus. C’est très compliqué de se lancer donc j’ai dû reprendre les boulots d’intérim. Ça a été une période un peu difficile, je me suis même retrouvé à la rue un moment. Au début, j’avais appelé ça « Rap Culture » puis c’est devenu Oxydz Beatz. Je le portais principalement via la chaîne YouTube.
En parallèle de ce projet, je monte un label avec Crown et on fonde Grim Reaperz. On a signé dans une maison de disques à Philadelphie, « Enemy Soil », la maison de disques de Vinnie Paz. On a sorti quelques sons avec lui et aussi avec des rappeurs indé mais ça n’a pas pris énormément non plus. Mais on s’est autoproduit aussi : on a financé des albums et des maxis où on invitait les rappeurs sur nos prods. C’est à cette période que j’ai appris tout le business autour de la musique. Quand je travaillais en maison de disques, c’était d’autres personnes qui s’occupaient de tout cela, que ce soit entrer en contact avec les artistes, la location du studio ou encore la promotion. Sur cette partie autoproduction, on a dû gérer cela par nous-mêmes.
En 2012, j’ai lâché Grim Reaperz et j’ai ré-investi la chaine YouTube pour faire de la vente d’instrus via la plateforme et les réseaux sociaux. À L’époque, ce n’était pas forcément bien vu, les beatmakers continuaient à essayer de placer leurs prods auprès des maisons de disques. Surtout, on n’osait rien mettre en ligne de peur de se faire piquer nos instrus. Moi, je me suis dit que j’allais publier des beats gratuits comme ça, les rappeurs peuvent s’en servir pour faire un son, un freestyle, peu importe… Moi, cela me permettait de les repérer puis de leur proposer de travailler ensemble.
Aujourd’hui, ce système là, c’est la norme. De fil en aiguille, j’ai monté mon truc et là je dois avoir entre 30 et 40 clients réguliers ainsi que pleins de rappeurs indé avec qui je collabore.
En 2018, j’ai voulu aller plus loin : je me suis lancé dans un bachelor en management centré surtout sur le marketing digital. Je l’ai fait à l’Institut supérieur de l’Art où sortent des grosses pointures de l’industrie musicale. C’est au cours de ce cursus que j’ai compris beaucoup de choses dans la promotion musicale notamment être en contact avec les promoteurs de playlist, les gros sites qui attirent beaucoup d’internautes, les newsletters, les médias, … du moins, si on espère une visibilité conséquente.

Qu’est-ce que t’a apporté l’expérience avec Satellite Music ?

Tout d’abord, la compréhension du fonctionnement de l’industrie du disque. Avant, je faisais de la musique par passion le week-end quand j’avais du temps, là je travaillais avec des mecs qui faisaient cela de 8h le matin à 19h le soir. J’ai pu observer directement les autres aspects du milieu au-delà de la confection musicale donc le marketing, le commercial, la production de A à Z. Ça casse un peu le mythe aussi que j’ai pu avoir du « monde de requin » auquel est souvent associé l’industrie musicale. Après personnellement, cela m’a apporté beaucoup de confiance en moi et en mon travail. Dans la même journée, j’allais travailler avec Sniper puis Seth Gueko, etc… Ça fait du bien de voir tes prods validées par des gros artistes comme ça.
C’est cette expérience qui m’a permis de réaliser concrètement que beatmaker n’est pas ce que je veux faire mais c’est ce que je suis.

A quel moment as-tu réussi à définir réellement ton identité musicale ?

Au début, effectivement, j’ai eu un peu de mal parce que j’avais un matos assez médiocre. À l’époque, ça coutait très cher d’avoir du bon matériel. Dès que je produisais un truc dessus, ça sortait vraiment mauvais. Et surtout, à mes débuts, j’étais un copieur (rires). Mais c’est très propre à notre éducation finalement : à l’école, tu apprends en recopiant le cours sur le tableau, ce qui dit le prof, etc.. Dès que j’entendais une musique qui me plaisait, je tentais de reproduire à l’identique le morceau tout seul chez moi. Par conséquent, je n’avais pas vraiment de style.
Après je considère qu’un beatmaker ou même un rappeur, il est l’addition de ses beatmakers/rappeurs préférés plus son talent qu’il a travaillé.  Je ne saurais pas te dire à quel moment j’ai su me détacher et avoir une patte un peu plus personnelle, je ne saurais d’ailleurs pas capable de définir vraiment ce que je fais, je peux faire autant de la boom-bap que de la trap donc des styles très différent musicalement. Pourtant tu vas reconnaître ma signature dessus, tu vas pouvoir l’identifier. Pour ce qui est de se constituer une identité musicale propre à soi, l’important c’est ne pas suivre les tendances. c’est comme ça que j’interprète la phrase de la Scred. Par exemple, en ce moment, il y a un beatmaker/ rappeur américain, Pi’erre Bourne, qui fait de la trap loffy qui sort un peu du lot. Tous les beatmakers ricains essayent de suivre ce style là mais ils n’y arrivent pas et cela s’entend. Se positionner dans un style, cela peut être bien mais ça peut être casse gueule aussi, il ne faut pas s’attendre à être connu quoi. Le mieux c’est d’écouter de tout et essayer de faire de tout. De cette manière, tu peux vraiment observer les mutations au sein des genres et comprendre un peu mieux les accords et mélodies qui fonctionnent le mieux aujourd’hui (car tout ça participent à ce qui va se faire plus tard) et ensuite de soi-même développer sa technique musicale.
Pour ma part, j’aime bien être une « éponge », absorber tout ce que j’entends pour me le réapproprier ensuite.

Quelles sont les productions dont tu es le plus fier ?

C’est assez drôle parce que j’ai sorti un projet qui n’a pas du tout marché et pourtant j’ai adoré le faire (rires) ! Ça s’appelait Hip-Hoppopology, un album d’une vingtaine de morceaux uniquement instrumentale. Sur celui-là je suis allée puiser dans le Hip-Hop de la première moitié des années 90. J’ai adoré faire ce projet parce que cela m’a réappris à faire du « bon son », c’est-à-dire que j’ai dû réapprendre à faire les bons morceaux de l’époque et donc réapprendre à sampler puisque forcément, je ne bossais pas avec le même matériel qu’au début des années 90. En faite, apprendre à travailler le son avant de l’envoyer dans le sampleur… en bref, cela m’a réappris les bases du Hip-Hop. C’était vraiment un art d’utiliser le matériel de l’époque. Aujourd’hui, je travaille avec FL Studio et je peux mettre n’importe quoi dedans, il y a tellement de possibilités qu’on pourra en tirer quelque chose. À l’époque, c’était inenvisageable, il fallait manipuler le son pour pouvoir en faire quelque chose de correct en studio. J’ai beaucoup évolué dans mon approche de la musique avec ce projet étant donné sa difficulté à le concevoir.
Le public en revanche n’est pas trop rentré dans le truc, c’était peut-être un peu trop old school au moment où je l’ai sorti, c’est quasiment du breakbeat.
Un autre projet que j’aime bien c’est The Drowning. Je l’ai fait au moment où j’étais le plus dans la merde financièrement, j’avais juste un ordi et un casque. J’étais hébergé chez des potes et je me suis éclaté sur un album entier.
J’avoue avoir aussi quelques fiertés comme « Zdededex » avec Seth Gueko, Ous D Ous et Nourou, « Pour nos blocs » avec Ärsenik et Ghetto Star,  « Dernier Souffle » avec Sat de la FF et également « Ville de la tentation » avec Sexion d’Assaut.

Sur quel matériel tu as produit au cours de ta carrière ? et aujourd’hui ?

J’ai commencé à bosser sur PC quand il y a eu les premières cartes sons Sound Blaster (en 92). Moi, j’ai débuté le son samplé en 93 après 2 années d’école de musique et j’utilisais le logiciel Composer 669. C’était plus utilisé par la communauté techno, dans le Hip-Hop beaucoup travaillaient sur le SP 1200.
Puis un pote a acheté le sampleur Akai S900 tandis que moi, j’avais fait l’acquisition d’un synthé Yamaha, on a produit ensemble pendant un temps.
Vers 1999, j’ai commencé à produire uniquement sur MPC 2000. Il y a avait tellement de possibilités malgré que le son était plus neutre. À partir de 2010, Je suis passée sur Fruity Loops et je n’ai pas changé depuis.

MPC 2000

Quelle est la configuration idéale dans laquelle tu préfères composer ?

À vrai dire, j’ai tout le temps des sons qui m’occupent l’esprit puis j’attends le déclic où je me dis : « celui-là je vais le sampler ». Souvent, j’ai déjà bien réfléchi à comment je vais manipuler le morceau initial avant de m’y attaquer sur le logiciel. Il arrive même que je produise un beat en 15-20 minutes, une partie du travail ayant déjà été fait dans ma tête. Je dois cela au cours de solfège et au fait que j’ai appris l’écriture musicale sur partition. En effet, tu dois apprendre à penser la musique avant de la faire.
Et comme je le disais plus tôt, j’écoute de tout et donc je me sers de tout quand je compose même pour un beat Hip-hop.
Ensuite, je travaille la mélodie avant le beat. Selon moi c’est elle le pilier, le reste n’est que de l’habillage.

Quels sont les instruments que tu préfères utiliser dans tes productions ?

J’aime beaucoup le rhodes, la guitare électrique et je me sers beaucoup d’orchestres aussi dans mes samples aussi. J’ai jamais bien appris à jouer d’un instrument, c’est quelque chose que je regrette d’ailleurs.

 

Bien que ce soit différent dans le rap indé, comment perçois-tu le fait que c’est le rappeur qui est plus mis en avant que le beatmaker ?

C’est embêtant effectivement. Pour avoir une véritable popularité quand tu es beatmaker, il faut vraiment que tu sois producteur du projet. Malgré des certifications, cela impacte peu la popularité des beatmakers excepté quelques grosses têtes d’affiches.
Dans le rap indé, en effet, le beatmaker est plus mis en avant mais parce qu’il y a une culture, des valeurs qu’on ne retrouve pas forcément dans l’industrie.

Est-ce que tu trouves aussi que le rap français parvient de plus en plus à se défaire de l’influence américaine ?

Dans l’indé français, je ne trouve pas vraiment de renouveau tandis qu’aux États-Unis, ils sont déjà dans un autre délire.
Du côté de l’industrie, l’influence américaine est assez présente je trouve. Des artistes comme PNL ou Ninho découlent de la génération Young Thug, Future, etc… Il y a cependant une partie qui se détache et qui puise plus son inspiration dans la musique d’Afrique du Nord et subsaharienne, là où les américains font défaut.
J’aurais donc tendance à dire qu’on a aussi notre propre identité. Je ne connais pas tout mais à part Al’Tarba, je ne vois de gros artistes underground qui parvient à faire de la musique un peu décalée tout en ayant un pied dans nos racines. Ça pourrait être bien pourtant un mix Mani Deïz/Magic System (rires).

Tu peux me parler du projet OGC #1, sorti le 2 novembre dernier ?

Oui, bien sûr ! Disons que je fais pas mal de marketing sur les réseaux sociaux pour mes propres projets et une de mes stratégies consiste à créer des groupements de personnes sur Facebook autour de goûts communs. Il y a 2 groupes qui ont bien pris : « Rappeur Indépendant » et « Artistes : Trouvez un beatmaker ». Je me suis dit que c’était plus intéressant de faire de ces groupes des lieux de rencontre entre artistes plutôt que des groupes de promotion.
Un jour, Ju Gowipe, que je ne connaissais pas, a publié sur un de ces groupes un message invitant toute tous les artistes présents dessus à faire un projet en commun. Il a géré ça comme un pro avec un appel aux prods, un système pour les mettre à dispositions des MC’s puis il a mixé le tout en sélectionnant quelques rappeurs.
Comme l’émulation pour le projet s’est créé sur le groupe que j’administrais, il a décidé d’appeler cela Oxydz Group Challenge (OGC). J’ai eu l’occasion de rencontrer pleins de gens avec qui je vais collaborer prochainement.

Quelle est ton actualité à venir justement ?

J’ai un son avec Darko sur le projet de Julien Bosio 115 Hip-Hop d’Urgence, je travaille sur le projet du rappeur William, originaire de chez moi à Achères. J’apparais aussi sur le projet de Ju Gowip, World Indies, une mixtape avec des rappeurs de plusieurs pays. Le MC Jimmy Cena va faire une video special Oxydz ou il va rapper sur plusieurs de mes instrus. Je produis également Lady Rove, une artiste pleine de talent qui a fait une tournée en Afrique. Sinon, je prépare des sons avec Yuno, Ris K et aussi Atom et Dadz qui m’ont pris quelques instrus. En ce moment , je bosse pas mal avec Benk. On a sorti 3 freestyles, un autre arrive bientôt.

Tu aurais des conseils à quelqu’un qui se lance dans le beatmaking ?

Ne pas reproduire mes erreurs déjà. (rires) Ne pas apprendre à jouer d’un instrument est l’une des plus grosses que j’ai faites.
Après, écouter pleins de genres musicaux différents, revenir aux sources du genre musical que tu t’appropries, essayer de produire au moins une fois par jour, ne pas avoir peur de la difficulté, s’imposer des challenges, accepter la critique, être humble et respecter le travail des autres.
Il faut savoir être patient aussi dans la musique : on essuie souvent des refus, on a moins de succès que de tentatives. Ce que tu proposes n’est pas forcément ce qui est recherché aussi. Il ne faut pas non plus hésiter à contacter les artistes par soi-même, les choses ne viennent pas toutes seules.
Moi, je me rends souvent à des conférences, des masterclass pour aller à la rencontre de personnalités Hip-Hop, j’ai pu assister à celle de Jean-Pierre Seck par exemple. C’est dans ce genre de rencontre que tu apprends les erreurs à ne pas faire aussi. Une mine d’or. (rires)
De manière générale, demandez des conseils à la communauté, on fonctionne comme ça dans l’indé !

 Propos recueillis par Kevin N.

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